ecolepriveejeandormesson | Élève intellectuellement précoce (EIP) | , , , , , , , , , , , , ,

Qu’est-ce qui caractérise une personne « surdouée », « précoce » ou à « haut potentiel »… ?

Être un Haut Potentiel Intellectuel (HPI) ou « Surdoué » n’est pas une « supériorité intellectuelle ». Une personne intellectuellement précoce est avant tout un individu qui a une particularité neurologique, cognitive et émotionnelle remarquable, un fonctionnement intellectuel singulier dont les tests de quotient intellectuel (QI) mettent en évidence un potentiel hors norme. Un des critères le plus souvent retenu est en effet un QI supérieur à 130 (soit 30 points de plus que le score moyen de la population globale).

Le QI est toutefois loin d’être le seul critère retenu pour expliquer le phénomène de la douance. Il existe en effet un ensemble de caractéristiques psychologiques associés qui permettent d’identifier un « surdoué ». Selon les différentes études portant sur la douance et mises en évidence par Mensa (organisation internationale dont la vocation est de contribuer à l’épanouissement de l’intelligence humaine pour le bien de la société), une personne à haut potentiel est sujette à :

– Une Hypersensibilité : l’une des manifestation de cette hypersensibilité est une profonde empathie à l’égard de ses semblables, accompagnée d’un attachement profond envers des valeurs éthiques et morales. Le haut potentiel a par ailleurs une sensibilité particulièrement aigüe aux bruits, aux odeurs, aux contacts tactiles… Autrefois désignée par hyperesthésie, cette intensité anormale de la sensibilité des sens s’appelle désormais « allodynie mécanique ».
– Une Hyperémotivité : le surdoué est une personne particulièrement susceptible et se laisse facilement envahir par les émotions.
– Une Activité mentale permanente : le cerveau d’un haut potentiel est en constante ébullition.
– Une Anxiété élevée : Le haut potentiel est particulièrement anxieux et développe parfois des troubles associés (TOC, phobie simple ou spécifique, phobie sociale, burn out, …), ou d’autres troubles (dépression, addictions…).

Toujours selon Mensa, le haut potentiel a un comportement qui lui est propre :

– Il pose beaucoup de questions et souhaite comprendre les choses;
– Il a un sens critique fort développé ;
– Il peut rester bloqué sur des choses simples qui ne le stimulent pas assez;
– Il est perfectionniste. Le développement asynchrone des surdoués explique ce perfectionnisme. Un autre trait du HP est la forte procrastination;
– Il est rarement satisfait ;
– Il doute en permanence de lui et de ses compétences ;
– Il a conscience de sa différence mais ne sait pas l’expliquer;
– Il a tendance à la solitude voire à l’isolement social si l’écart de QI avec l’environnement immédiat est notable.

Pour finir, des études neurologiques des personnes à haut potentiel ont mis en évidence des caractéristiques spécifiques. Selon Mensa en effet :

« L’IRM traditionnelle (morphologique) a permis d’étudier deux éléments importants :

– Une morphologie cérébrale différente (principalement au niveau du cortex temporo-pariétal) ;
– Une plus grande connectivité entre les différentes zones du cerveau dans la population à haut QI (spécialement entre le lobe frontal et le lobe pariétal).

L’IRM fonctionnelle montre un fonctionnement du cortex frontal et du cortex pariétal en sur-activité dans la population à haut potentiel ».

Pourquoi 70% des surdoués sont-ils en échec scolaire ?

Le constat est édifiant, voire accablant pour toutes ces personnes qui, bien souvent, sont d’une intelligence rare mais, échouent, parfois lamentablement, à l’école.

Pourtant, ce constat ne fait que s’emparer d’une réalité à la fois évidente et incompréhensible, d’une réalité que l’on se refuse de voir autrement que sous le prisme d’un échec individuel : pour 70% des « surdouées » en effet, la scolarité est loin d’être un long fleuve tranquille.

Pour la psychologue Fanny Nusbaum, docteur en psychologie et chercheur au Centre Psyrene de Lyon, les élèves qui échouent à l’école sont souvent des enfants au profil dit « complexe » qui, bien souvent, « souffrent d’un décalage entre la sphère intellectuelle très mature et la sphère émotionnelle plus fragile ». Victime de leur hypersensibilité, de leur incapacité à gérer leurs émotions, ils souffrent parfois de troubles d’apprentissage, des troubles moteurs ou des troubles du langage pouvant même s’emparer de leur potentiel. La réussite scolaire des élèves au profil « complexe » est très variable et est étroitement liée à leur relation avec l’enseignant.

Le profil « complexe » que nous venons de voir est assez différent du profil dit « homogène » (ou laminaire). Il se caractérise en effet par un développement cognitif harmonieux, propice à la réussite scolaire. Les élèves au profil « laminaire » éprouvent en règle générale moins de difficultés à s’adapter aux différentes normes de vie en société.

Pour en savoir plus sur les personnes précoces, nous vous invitons à vous rendre ici : https://www.ecole-jean-d-ormesson.fr/livres-sur-les-enfants-precoces-les-eip-hpe-hpi-les-surdoues/


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